bodei segauDue pagine del settimanale “Liberation” nell’inserto Libri del 5 febbraio sul filosofo dei due mondi Remo Bodei (nato a Cagliari, insegna tra l’università di Pisa e quella Ucla di Los Angeles). Il tutto in una recensione di Robert Maggiori al libro “Ordo amoris. Conflitti terreni e felicità celeste” (in francese “Ordo amoris. Conflits terrestres et bonheur célestes” pubblicato da Les belles lettres, in Italia era uscito per Il Mulino nel 2005). Il titolo: Aux ordres de l’amour. Foi, desir, les interrogations du philosophe. In un sottotitolo è scritto: “Ordo Amoris è una intensa e partecipata lettura di Sant’Agostino che “inventa” l’interiorità e descrive le gradazioni dove le linee di un ordine dell’amore – dalla quale deriva la conquista della nostra identità – saranno lo zenith”. La traduzione in francese del libro di Bodei è di David Tuaillon. Bobei viene definito “il meno italiano dei filosofi italiani, non perché è un isolano ma perché è un professore migratore come si dice per un uccello”.

Il critico che firma l’articolo dimostra di conoscere molto bene Bodei. Dopo un capoverso in neretto Migrateur, così si legge nel prestigioso giornale fancese. “Remo Bodei va avoir 77 ans le 3 août prochain. Il a encore l’allure d’un jeune homme, toujours élégant, disponible, courtois, aussi passionné pour la philosophie que posé, mesuré et méticuleux quand il expose la sienne devant ses multiples auditoires. Comme Michael Schumacher (Ferrari est à Maranello, pas loin), il est citoyen d’honneur de la ville de Modène: directeur scientifique du Festivalfilosofia, il y attire chaque année, il est vrai, des milliers de personnes. Mais citch, à Heidelberg, avec Karl Löwith et Hans-Georg Gadamer, enfin à Bochum. Devenu professeur, il enseigne l’histoire de la philosophie et l’esthétique à l’université et à l’Ecole normale de Pise, «maison mère» qu’il ne cesse cependant de quitter, pour Cambridge, Ottawa, New York, Toronto, la Catalogne (Gérone), Sydney, Mexico. Depuis 2006, il enseigne à l’University of California (Los Angeles).’est le moins italien des philosophes italiens : non parce qu’«insulaire» (il est né à Cagliari), mais parce que professeur migrateur, comme on le dit d’un oiseau (au point que ses fans ont ouvert une page Facebook : «Remo reviens !»). Après ses études à l’université de Pise, marquées par les cours de Giorgio Colli et l’intérêt pour l’idéalisme allemand (il traduit de Johann Karl F. Rosenkranz la Vie de Hegel et l’Esthétique du laid, et publie, en 1975, Sistema ed epoca in Hegel), le jeune Sarde, issu d’une culture de gauche plus proche de la tradition de Rosa Luxemburg que de Lénine, parachève sa formation à Tubingen et à Fribourg, où il suit les leçons d’Ernst Bloch et d’Eugen Fink (ainsi qu’un séminaire de Heidegger), puis à Paris, avec le sociologue Georges Gurvitch, à Heidelberg, avec Karl Löwith et Hans-Georg Gadamer, enfin à Bochum. Devenu professeur, il enseigne l’histoire de la philosophie et l’esthétique à l’université et à l’Ecole normale de Pise, «maison mère» qu’il ne cesse cependant de quitter, pour Cambridge, Ottawa, New York, Toronto, la Catalogne (Gérone), Sydney, Mexico. Depuis 2006, il enseigne à l’University of California (Los Angeles)”.

Maggiori esamina anche altri libri del filosofo sardo-californiano (definito “uno dei filosofi europei più apprezzati”): in particolare “Destini particolari” del 2002, e ancora Géométrie des passions, Piramidi di tempo e Logiques du délire.

Posted by Redazione

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